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Transcription de la version française de l'épisode 1x08 - Le nouveau continent

Note : Cette transcription est faite à partir des dialogues de la version française de l'épisode. Ce n'est pas une traduction des dialogues de la version anglaise. Certains mots, expressions ou phrases peuvent donc parfois être différents de ce que donnerait une traduction des dialogues de la version anglo-saxone. Les descriptions se trouvant en italique ne font pas partie des dialogues de l'épisode et sont insérées pour permettre de mieux situer le contexte. Chaque transciption des épisodes des Mystérieuses Cités d'Or comprend toujours quatre parties :


Précédemment dans Les Mystérieuses Cités d'Or...

Le vaisseau espagnol de Gomez ratrappe et attaque Solaris, la nef solaire à bord de laquelle se trouvent nos amis. Ils sont sauvés grâce au fabuleux mécanisme que Tao a découvert à bord de Solaris. Ils atteignent enfin le nouveau continent.

Scène 1

Solaris aborde le nouveau continent. Mendoza dirige la manœuvre.

Mendoza : La barre à bâbord. Allez-y ! Doucement. Là doucement, c'est ça. Mouillez l'ancre.

Scène 2

Les enfants, sur le pont, admirent le paysage.

Zia : Enfin je suis de retour chez moi.

Esteban : Oh c'est étrange je ne suis jamais venu ici et pourtant j'ai le sentiment d'avoir déjà vu ce paysage.

Tao : (sortant de la cabine de pilotage) Oh vraiment ce bateau est extraordinaire, fantastique. En un seul voyage, il nous a déjà tellement étonnés. Il faut vraiment que je me mette à étudier tout ça.

Absorbé dans la lecture de son encyclopédie, Tao marche vers le bord du pont sans se rendre compte qu'il pourrait tomber. Esteban le retient juste à temps.

Esteban : Tao ! Fais attention !

Tao : Oui, tu as raison. Ah !

Dans la cabine de pilotage.

Pedro : Gomez a du être drôlement épaté.

Sancho : Hum... Tu penses un bateau avec cent ra-ra... avec cent rameurs.

Esteban : Mais si Gomez arrive à nous rejoindre ?

Mendoza : Ne t'inquiète pas ! Vu la lenteur de ses galions, même avec le vent en poupe, il ne sera pas là avant demain.

Pedro : Alors on va pouvoir dormir !

Sancho : On va p-pp-pouvoir dormir.

Les deux marins éclatent de rire.

Scène 3

Un coup de feu éclate soudain. Pichu tombe de son perchoir en criant. Des soldats espagnols apparaissent sur la falaise au bas de laquelle Solaris a accosté. Pedro et Sancho prennent peur tandis que Pichu se met sur le dos.

Pichu : Kaaaa...

Tao : Pichu, ça ne te sers à rien de faire le mort.

Le chef des soldats apparaît tout en haut de la falaise dominant Solaris.

Alvarez : Ah je vous tiens bande de pirates ! Un seul geste et je vous abats tous comme des chiens.

Mendoza : Un instant l'ami ! Nous ne sommes pas des pirates. Je m'appelle Mendoza, je fais partie de l'expédition du commandant Gomez.

Étonnement de Zia et d'Esteban.

Alvarez : Tais-toi ! Et vous autres, fouillez le bateau et plus vite que ça !

Mendoza : Mais je vous jure que je vous dis la vérité. Si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à demander au gouverneur, à Lima.

Alvarez : Sans blague ? Hé bien justement, le gouverneur Pizarro se trouve en ce moment à quelques lieues d'ici.

Mendoza : Alors je dois le voir immédiatement. J'arrive d'Espagne avec, pour mission officielle, de remettre personnellement au gouverneur Pizarro cette jeune fille.

Il désigne Zia au chef des soldats qui se trouve à côté de lui.

Zia : (à elle-même) Hooo ! J'en étais sûre ! Je savais bien que Mendoza nous trahirait.

Alvarez : (à ses soldats) Allez vous autres, emparez-vous de ces enfants !

Scène 4

Les soldats s'emparent d'Esteban et de Zia.

Soldat : Allez hop, toi viens !

Tao s'accroche désespéremment au mât de son navire.

Tao : Moi ils ne m'auront pas. Lâchez-moi c'est mon bateau !

Un soldat arrive à attraper Tao.

Tao : Oh !

Du haut de la falaise, Alvarez regarde la scène sans sourciller.

Alvarez : Ceux qui refusent d'obéir à mes ordres sont pendus haut et court. Regardez !

Ils aperçoivent un Inca, Tohaka, prisonnier des Espagnols, l'air penaud.

Scène 5

La nuit, au fort de Tumbes dont l'architecture est inspirée des constructions incas, la troupe de soldats arrive avec de nouveaux prisonniers qui ont les mains ligotés dans le dos. Le pont-levis s'abaisse lourdement et les prisonniers rentrent dans le fort.

Scène 6

En haut d'une tour, Pizarro contemple une table sur laquelle est éparpillée une multitude d'objets en or.

Pizarro : C'est merveilleux ! Quel éclat magnifique ! Tout cela semble sortir d'un rêve. Ah ah ah ! Aucune chose au monde, que ce soit l'honneur, l'amour ou la patrie ne peut être comparée à la splendeur de cet or.

Alvarez pénètre dans la pièce et semet au garde-à-vous devant Pizarro.

Alvarez : Excellence. Je suis de retour, Excellence.

Pizarro : Ah, c'est toi, Alvarez ? Qu'as-tu fais de l'Inca qui s'est évadé ?

Alvarez : Je l'ai repris, il est là, Excellence.

Pizarro : (frappant violemment la table en bois où sont entassés tous ses trésors) On ne désobéit pas à mes ordres. Je compte sur toi pour lui faire comprendre définitivement.

Alvarez : Bien, Excellence. Je vous ai aussi ramené un homme qui prétend arriver d'Espagne. Il dit qu'il faisait partie de l'expédition du commandant Gomez.

Pizarro : Que dis-tu ? Un homme de Gomez ?

Alvarez : Oui, votre Excellence. Il dit que sa mission était de conduire jusqu'à vous une jeune fille inca.

Pizarro : (reposant rudement une statuette d’or sur la table) Une jeune Inca ?

Scène 7

Pizarro, suivi par Alvarez, arrive dans la pièce où sont retenus prisonniers nos héros.

Mendoza : Ah ! Le gouverneur général Pizarro.

Les enfants : Oh !

Pizarro regarde attentivement Zia qui frémit devant sa vue.

Zia : Oh !

Pizarro : Oui, c'est bien toi, je reconnais ton visage : tu es Zia, celle qui est capable de lire les quipus.

Pizarro sort un quipu d'or de sa cape.

Pizarro : Allons, j'ai besoin de ton savoir. Dis-moi ce qui est écrit sur ce quipu, regarde le bien !

Zia s'installe par terre et commence à déchiffrer le quipu.

Zia : (dans sa tête) Oh ! Non, je ne dois pas, je ne dois pas. Si je lui obéis, il saura qu'une cité d'or se trouve juste à côté de mon village. Et ses soldats viendront piller l'or et faire des esclaves des villageois.

Pizarro : Alors, ça vient ? Pourquoi restes-tu muette ?

Zia : Non, je ne comprends pas ce qui est écrit.

Pizarro : Tu mens, je ne te crois pas. Tu es Zia, je t'ai reconnue. Je sais que tu es capable de déchiffrer les quipus d'or. Alors lis-moi celui-là et à haute voix !

Zia refuse toujours d'obéir. Pizarro se tourne vers Alvarez.

Pizarro : Alvarez !

Alvarez : Oui, Excellence.

Pizarro : Tu sais faire parler les gens. Tu vas me faire parler cette petite coûte que coûte. Tu m'as bien compris ?

Mendoza : Un instant, si votre Excellence me le permet.

Pizarro : (sur un ton dédaigneux) Qui es-tu ?

Mendoza : Je m'appelle Mendoza. Le seigneur Gomez m'a ordonné de vous livrer cette jeune fille.

Pizarro : Et Gomez alors ? Où est Gomez ?

Mendoza : Oh, c'est une longue histoire, Excellence. Notre navire a fait naufrage. Il n'y a eu que quelques rescapés.

Pizarro : Vous avez fait naufrage... Et pourquoi te permets-tu de m'interrompre ? Réponds !

Mendoza : Je connais ces enfants. Je suis mieux placé qu'Alvarez pour interroger la petite Zia. Si elle sait quelque chose, je vous promets qu'elle me le dira.

Esteban et Tao répriment un mouvement d'énervement.

Pizarro : Très bien. On va voir si tu es aussi fort que tu le prétends. Je te donne une nuit pour lui faire dire ce qu'elle sait. Si à l'aube tu n'as pas réussi, c'est toi qui seras pendu !

Alvarez : Et les autres, Excellence, que faut-il en faire ?

Pizarro : Enferme-les avec les Incas pour le moment !

Alvarez : Bien, Excellence.

Les gardes s'emparent rudement de Pedro et Sancho.

Pedro : Lâchez-moi !

Sancho : Ma-ma-ma-ma-madre de Dios...

Mendoza : (à l'oreille de Sancho) Ne t'inquiète pas, Sancho, j'ai un plan.

Un garde essaie de saisir Esteban.

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Garde : Hé toi ! Tu vas voir, si je t'attrape.

Esteban se fait violemment plaquer par le garde. Zia se précipite sur lui mais est fermement retenue par Mendoza.

Zia : Esteban !

Esteban : Zia !

Garde : Allons !

Esteban : (se débattant avec violence) Non !

Zia : Non ! Esteban !

Scène 8

Des soldats espagnols emmènent Tao, Esteban, Sancho et Pedro au cachot et, après avoir ouvert la grille, les jettent violemment les uns sur les autres dans la cellule.

Gardes : Allez, avancez !

Pedro : Eh ben... Eh ben... Vous êtes que des lâches, hein !

Sancho : On a rien fait. On est innocents. Faites nous sortir... tout de suite !

Tao : Ooh... Ooh... Viens vite voir, Esteban, viens vite, viens !

Au fond de la cellule, ils voyent un petit groupe d'Incas dans la pénombre.

Scène 9

Dehors, Mendoza se promène avec Zia dans la cour de la forteresse de Tumbes. Il lui montre, en haut d'une plate-forme surélevée, Tohaka en train de se faire fouetter.

Mendoza : Regarde Zia !

Les coups de fouet pleuvent sur la pauvre Inca sous les rires sadiques de ses bourreaux.

Mendoza : Tu vois le sort que ces brutes te réservent si tu refuses de dire ce que tu as lu dans le quipu d'or. Je veux te sauver la vie, mais il faut que tu m'aides. Tu me connais pourtant bien maintenant. Tu sais que je ne te veux aucun mal.

Zia : Oh !

Scène 10

Un garde descend Tohaka, inconscient, au cachot et le jette parmi les autres prisonniers.

Pedro : Oh !

Esteban et Tao : Oh !

Deux Incas viennent rapidement chercher leur compatriote blessé.

Sancho : Et qui-qui nous dit que-que demain ce-ce ne sera pas à notre tour ?

L’Indien torturé est maintenant allongé au milieu du groupe d'Incas.

Tao : Ah quels sauvages !

Esteban se lève et se dirige vers leurs compagnons de cellule.

Esteban : Est-ce que ça va ? Est-ce que je peux...

Un Inca de haute stature s'interpose, menaçant, devant Esteban.

Kiyum : Ne t'approche pas, diable blanc !

Esteban : Hein ? Pourquoi dis-tu "Diable blanc" ?

Kiyum : (très en colère) N'approche pas !

Pedro s'interpose entre Esteban et Kiyum.

Pedro : Et oh ! Gare à toi si tu touches à Esteban.

Esteban repousse Pedro.

Esteban : Pedro, non ! Arrête !

Pedro : Mais euh...

Un vieil homme se lève alors.

Apo : Kiyum, calme-toi mon fils !

Le sage inca s'approche d'Esteban.

Apo : Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous devez lui pardonner. C'est la souffrance qui le rend fou, c'est pas sa faute.

Esteban : Regardez, nous n'avons pas d'uniforme. Nous ne sommes pas des soldats. N'ayez pas peur !

Le sage aperçoit soudain un morceau du médaillon d'Esteban dépassant de sa chemise.

Apo : Hum... Et ce médaillon, où l'as-tu trouvé ?

Esteban : (étonné) Hein ? Oh ! (il sort complètement le médaillon de sa chemise) Il paraît que c'est mon père qui me l'a donné quand j'étais tout petit. Je n'en ai plus que la moitié, mais il représente le soleil.

Apo : Hum... Un médaillon qui représente le soleil...

Le sage s'agenouille respectueusement devant Esteban.

Apo : Dis-moi d'où vous venez, tes amis et toi !

Esteban : Nous venons d'Espagne. C'est le pays du gouverneur Pizarro. Mais moi je ne suis pas né là-bas et je crois que je suis né ici, quelque part sur ce continent, je ne sais pas où.

Apo : Depuis des générations, notre peuple se transmet l'insigne que tu portes, il annonce la venue du dieu sauveur.

Esteban : Le dieu sauveur ?

Pedro : Oh dis donc !

Apo : Le dieu sauveur des Incas doit venir un jour et la légende dit que nous le reconnaîtrons à ce médaillon.

Esteban : Oh mais ce n'est pas moi !

Apo : C'est une très vieille légende, tu ne pourrais pas la connaître. Depuis toujours mon peuple attend un dieu à la peau blanche. Il viendra nous sauver et nous apporter la richesse. C'est pourquoi, quand Pizarro est arrivé, nous l'avons accueilli comme un dieu. Mais au lieu de nous aimer, il a pillé nos temples et tué beaucoup de nos frères. Ce n'était pas un dieu, mais un diable épris d'or. Mais le médaillon en est la preuve, notre dieu, c'est toi !

Esteban : Hein ?

Apo : Jeune seigneur, apporte-nous ta force, redonne-nous l'espérance et sauve-nous !

Pedro : Hé ben ! Maintenant v'là qu'Esteban est un dieu sauveur, c'est quand même formidable !

Sancho : Chut ! É-écoutez !

Scène 11

Mendoza arrive près du cachot.

Mendoza : C'est moi, Mendoza. Tout va bien ?

Pedro : Oh ! Mendoza !

Mendoza : Chuuut !

Esteban : (inquiet) Zia ! Où est Zia ?

Mendoza : Les soldats l'ont enfermée dans la tour.

Esteban : Oh ! Enfermée dans la tour ?

Mendoza : Ne t'inquiète pas ! Il y a un moyen de nous évader, Esteban. Pedro !

Pedro : Hein ?

Mendoza chuchote quelques mots à l'oreille de Pedro.

Pedro : (acquiesçant de la tête) Oui... oui....

Scène 12

Mendoza est maintenant en haut d'une falaise surplombant le rivage sur lequel se trouve un canot.

Mendoza : On a de la chance !

Mendoza jette une corde et l'attache à un rocher.

Mendoza : Voilà, ça y est.

Scène 13

Dans le cachot, Tohaka ouvre les yeux.

Apo : Oh ! Il revient à la vie. Regardez.

Esteban : (enthousiaste) Il reprend connaissance !

Scène 14

Des cris d'affolement parviennent du dehors : il y a le feu à la caserne. Mendoza descend une tour en rappel, en tenant Zia sous le bras.

Mendoza : Vite ! Dépêchons-nous !

Zia : Oh !

Des soldats dans la cour.

Soldat : Éteignez tous les foyers !

Soldat : C'est la poudrière qui est en flamme. Ça peut être dangereux.

Soldat : Allez chercher les prisonniers ! On va les mettre au travail.

Dans le cachot, Pedro est réjoui.

Pedro : Oh, c'est sûrement Mendoza. Tu comprends ça doit être lui qui a mis le feu à la poudrière, mais personne ne va oser aller combattre l'incendie, les soldats vont nous remonter pour aller l'éteindre.

Sancho : Ah ça ! C'est bien une idée à lui.

Scène 15

Des soldats arrivent et ouvrent la porte du cachot.

Soldat : Allez, tous dehors !

Soldat : Allez, tous dehors ! Allez, dépêchez-vous !

Sancho et Pedro : À vos ordres !

Soldat : (soupçonneux) Quoi ?

Pedro et Sancho sont rouges de confusion.

Soldat : Allez, dehors !

Esteban : (aux Incas) Dépêchez-vous ! Venez avec nous !

Tous les prisonniers sortent de la cellule. Tohaka, soutenu par un Inca passe devant le soldat de l'entrée.

Soldat : Laisse celui-là ! Il a son compte.

Apo : Mais nous aurons besoin de tout le monde.

Soldat : Bien, allez ! Montez !

Scène 16

Dehors, la poudrière continue de brûler dangereusement.

Soldat : Allez cherchez les seaux ! Allez ! Dépêchez-vous par la malepeste !

Les prisonniers courent dans la cour du fort de Tumbes.

Esteban : (essouflé) Il faut absolument sauver Zia.

Esteban voit soudain un orifice mystérieux au pied de l'enceinte du fort.

Esteban : Suis-moi ! J'ai une idée. Viens Tao !

Esteban entraîne Tao vers le passage qu’il vient de découvrir. Des soldats donnent des seaux aux prisonniers.

Soldat : Faites la chaîne avec ces seaux jusqu'à la mer !

Soldat : Faites la chaîne !

Tous les prisonniers sortent en courant du fort. Mendoza et Zia arrivent près de l'endroit où il avait accroché une corde.

Mendoza : Vite, par ici, dépêchons-nous ! Regarde : il y a un bateau juste en bas.

Zia : Mais Esteban ? Tao ? Et les autres ?

Mendoza : Ne t'en fais pas pour eux, j'ai donné des instructions à Pedro. Il sait très bien ce qu'il faut faire. Courage, petite Zia.

Zia descend prudemment la corde pour rejoindre le canot sur le rivage.

Scène 17

Esteban se trouve devant l'entrée d'une galerie.

Esteban : Tao, viens, c'est par ici !

Tao : Mais où veux-tu aller ?

Esteban : J'en sais rien, mais on n'a pas le choix.

Esteban rentre à quatre pattes dans le conduit.

Tao : Bon, si tu y tiens.

Tao le suit sans dire un mot. Mais dans le souterrain, il se plaint.

Tao : Mais pour ce qui est de l'organisation, je ne te fais pas mes compliments.

Scène 18

Le groupe d'Incas en fuite accompagné de Pedro et Sancho se trouve en haut d'un rocher surplombant la mer.

Inca : Que faire ? On est juste au bord de la mer et il n'y a nulle part où se cacher.

Pedro : Oh bah c'est pas ça qui va nous arrêter, nom d'un petit bonhomme. Faites comme moi, allez hop là !

Pedro prend le seau dans ses bras, l'ouverture vers le bas. Il se rapproche du bout du rocher.

Pedro : À la une ! À la deux ! Et à la troiiis !

Pedro se jette à l'eau le premier, son seau lui permet de flotter plus facilement.

Sancho : E-e-eh voilà ! À-à-à-à la une... (Sancho se jette à l'eau) À-à-à-à la deux...

Les Incas les imitent sans réfléchir et plongent dans la mer en s'agrippant à leur seau.

Scène 19

Dans le souterrain, les deux enfants avancent toujours à quatre pattes.

Tao : Esteban, sois donc raisonnable, voyons, mais réponds-moi !

Esteban : Tu as peut-être raison, mais j'y réfléchirai quand j'aurai le temps. Allez, viens !

Un couloir en pente surprend les deux enfants qui ne peuvent éviter la chute.

Esteban : Aaah !

Tao : Oooh ! Oooh !

Plein de bleus, Tao dispute son ami.

Tao : Tu vois, je te l'avais bien dit. Avant d'agir, il vaut mieux avoir un plan ou quelque chose.

Esteban : Oh toi tu m'énerves. Avant d'agir tu comptes toujours sur un livre ou sur un plan.

Tao : Ouais, c'est grâce à ça que je réussis tout ce que j'entreprends.

Esteban : Bon, bah en attendant, voyons d'où vient cette lumière !

Les deux enfants se remettent en route.

Tao : Ah vraiment, je ne te comprends pas. Mais réfléchissons un peu d'abord ! Aïe !

Tao se cogne violemment la tête contre le plafond.

Scène 20

Ils arrivent au bout du tunnel. Ils se trouvent juste en dessous du pont-levis au-dessus de la fosse.

Esteban et Tao: Hein !

Esteban : (après avoir considéré la situation) Cette fois, je crois qu'on est mal parti. Et en plus on ne peut même plus faire demi-tour.

Tao : D'où l'intérêt d'avoir un plan qui soit bien construit.

Esteban : Oui, mais si je t'avais écouté, on serait toujours dans la prison à réfléchir, réfléchir et sans rien faire.

Tao : Ah là, t'es injuste, Esteban. Qui est-ce qui as réussi à faire fonctionner le bateau magique, toi peut-être, hein ?

Esteban : Bon, ça va, ça va ! Allons par là, viens ! Montons !

Tao : Quoi ? Monter tout là-haut ?

Scène 21

Les deux enfants grimpent en haut du pont-levis. À un moment, Esteban regarde en bas et se fige de peur.

Tao : Mais... Mais qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu t'arrêtes ?

Esteban : Oh j'ai le vertige.

Esteban et Tao: Aaaah !

Le pont-levis se met à s'abaisser. Sur le pont, des soldats sortent du fort pendant que les enfants sont témoins de la scène sous le pont-levis.

Alvarez : Trouvez-moi ce Mendoza et cette jeune Inca ! Fouillez partout, il me les faut !

Esteban : (sous le pont-levis) Tu as entendu ? Zia s'est sauvée.

Tao : Bon alors à quoi on sert maintenant ?

Le pont levis remonte brusquement.

Esteban et Tao: Ooooh !

Esteban : Tao ! Saute !

Tao : Oh non ! Aide-moi !

Tao tombe, mais Esteban arrive à retenir son ami par la main. En faisant balancier et en prenant appuie sur le pont-levis, Esteban arrive à s'envoyer, avec Tao, de l'autre côté de la rive après une chute d'une dizaine de mètres...

Esteban : Ça y est !

Tao : Ah vraiment, je te jure, Esteban, pour moi, ta façon d'agir est tout à fait incompréhensible.

Esteban : Oui, ben tais-toi et suis-moi !

Tao : Oh j'ai les bras et les jambes en mille morceaux.

Scène 22

Les deux enfants courent maintenant sur la plage mais ils sont poursuivis par quatre soldats munis de torches.

Soldat : Arrêtez ! Arrêtez ! Au nom du gouverneur ! Arrêtez ! Nous les tenons ! Ils ne peuvent pas nous échapper.

Tao : Oh, ce sont les soldats de la forteresse.

Esteban : Allons, vite !

Soldat : Arrêtez au nom du gouverneur !

Soldat : Ah ! Les chiens !

Les enfants essaient de semer leurs poursuivants en continuant leur route au travers des rochers.

Soldat : Arrêtez ! Je vous l'ordonne !

Les enfants se retrouvent piégés devant un mur de pierre infranchissable.

Esteban : Oh ! On est bloqués.

Tao : Oh, ce rocher est beaucoup trop haut !

Esteban : Oh, oh, bon sang, on est coincés. Oh !

Scène 23

Les soldats arrivent sur les lieux où Esteban et Tao sont bloqués.

Soldat : Par ici, à gauche !

Soldat : Cette fois, nous les tenons !

Esteban : (dans sa tête) Ô Père Rodriguez, protégez-nous !

Un soldat s'approche d'Esteban et tend la main pour l'attraper.

Soldat : Viens un peu par ici, toi !

Une volée de pierres s'abatte sur les soldats qui laissent leurs torches sur place.

Soldat : (surpris) Qu'est-ce que c'est ?

Soldat : Fuyons !

Soldat : Ouais, fuyons !

Esteban et Tao aperçoivent Tohaka, Apo et d’autres Incas sortir du haut du rocher.

Esteban : Oh ! Regarde !

Tohaka : Notre sage dit que tu es celui que nous attendions. Sois le bienvenu !

Esteban : Mais enfin... Mais je...

Une grosse explosion surprend tout le monde.

Esteban et Tao : (ensemble) La poudrière !

Scène 24

Dans la forteresse en flammes, des soldats essaient de sauver quelques trésors du brasier.

Alvarez : Ô votre Excellence, ayez la bonté de me pardonner !

Pizarro : Imbécile ! Et en plus la petite s'est échappée. Retrouvez-la, Alvarez, ou je ne donne pas cher de votre peau !

Alvarez : Bien, Excellence.

Pizarro : Sans elle, ce quipu d'or ne me sert plus à rien. Elle est la seule capable de le déchiffrer il faut absolument la rattraper. Vous entendez, Alvarez ? Il me la faut ! Et vivante !

La poudrière finit par exploser sans qu'Alvarez et Pizarro puissent faire quoi que ce soit.

Scène 25

Esteban et Tao, conduits par Tohaka arrivent près de Solaris. Il fait toujours nuit. Zia sort, saine et sauve, de la cabine de pilotage.

Zia : Esteban ! Tao !

Esteban : Zia !

Pedro et Sancho arrivent en courant auprès de Zia.

Zia : Ils sont là ! Esteban et Tao se sont échappés.

Pedro : Wouah... Niiii...

Sancho : On é-é-é-étais mort d'inquiét-t-tude. Où ét-t-tiez vous ?

Zia se jette dans les bras d'Esteban et Tao court rejoindre Pichu.

Esteban : Oh Zia !

Zia : Esteban !

Esteban : Ooooh !

Tao : Youhou ! Pichu, Je suis bien content de te retrouver. T'as été sage, hein ?

Pedro : Ne m'en veuillez pas les enfants, j'étais persuadé que vous étiez juste derrière nous.

Sancho : Moi je croyais q-q-qu'on vous avait a-a-arrêtés.

Esteban : Non, Tohaka et ses frères incas nous on sauvés.

Tohaka : Je dois retourner dans mon village, là-bas, un peu plus loin, vers le sud.

Esteban : Sois prudent, Tohaka !

Tohaka : Au revoir Esteban. Bonne chance.

Tohaka fait un signe de la main puis s'en va.

Esteban : On se reverra bientôt.

Tao : Au revoir, Tohaka. À bientôt.

Tous : À bientôt. Au revoir.

Tout le monde salue le départ du jeune Inca vers son village.

Dans le prochain épisode...

Pour capturer Zia qui connaît le chemin des cités d'or, l'armée espagnole attaque le village de Tohaka. Pendant ce temps, Gomez s'empare de Solaris. Esteban parviendra-t-il à retrouver Zia ? Ne manquez pas le prochain épisode des Mystérieuses Cités d'Or.

Documentaire

Éblouie par toutes les richesses du nouveau continent, une foule d'aventuriers venait chercher fortune et gloire. Le plus célèbre d'entre eux se nommait Francisco Pizarro.

Pizarro naquit dans un village pauvre du sud de l'Espagne. Il avait entendu les légendes qui parlaient d'une fabuleuse ville d'or, il attendait impatiemment une occasion de partir pour le Nouveau Monde. Il s'embarque avec une équipe composée d'hommes sans scrupule parmi lesquels le capitaine Balboa, explorateur du Pacifique.

Il arrive sur le nouveau continent, réputé pour être une grande puissance à cette époque. Il débarque avec 180 soldats, des chevaux et des armes à feu alors que son adversaire possède plusieurs dizaines de milliers de soldats robustes. Pas question de les attaquer de front. Il choisit donc de tenter de prendre l'empereur Atahualpa en otage, pensant que les Incas, privés de leur chef, seraient démoralisés et donc faciles à battre. Mais le nombre des Incas effraie les Espagnols. Seul Pizarro garde son sang-froid. Il encourage ses soldats pris de panique et met en fuite l'armée impériale elle-même terrorisée par les armes à feu et par les chevaux. Il capture l'empereur Atahualpa.

L'empereur, prisonnier de Pizarro, lui montre le mur de la salle où il est séquestré et lui promet de remplir cette salle d'or jusqu'à la hauteur de sa main levée, à condition que Pizarro l'épargne. Sept mois plus tard, la salle est remplie de l'or collecté dans toutes les Andes, mais Pizarro fait pourtant exécuter l'empereur Atahualpa. La valeur de l'or, ainsi offert en rançon, correspondrait à 675 millions de francs français.

Vous avez pu, à travers cet épisode, imaginer qui était Pizarro, conquérant cruel et impitoyable. Mais c'était aussi un grand stratège qui savait tenir compte des points faibles de ses adversaires. Il se retrouve au sommet de la gloire après avoir trahi beaucoup de ses compagnons. Il sera lui-même trahi et assassiné par l'un de ses lieutenants. Après Pizarro, le nouveau continent verra arriver de nombreux aventuriers, tous à la poursuite de leur chimère.

Au revoir, à bientôt.