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Transcription de la version française de l'épisode 1x06 - Solaris, le navire géant de l'empire de Mu

Note : Cette transcription est faite à partir des dialogues de la version française de l'épisode. Ce n'est pas une traduction des dialogues de la version anglaise. Certains mots, expressions ou phrases peuvent donc parfois être différents de ce que donnerait une traduction des dialogues de la version anglo-saxone. Les descriptions se trouvant en italique ne font pas partie des dialogues de l'épisode et sont insérées pour permettre de mieux situer le contexte. Chaque transciption des épisodes des Mystérieuses Cités d'Or comprend toujours quatre parties :


Précédemment dans Les Mystérieuses Cités d'Or...

Après une navigation difficile, Esteban et ses compagnons ont échoué sur une île mystérieuse. Cette nuit-là, une ombre s’approche de nos amis. Subrepticement, elle dérobe une carte et un pistolet et enlève Zia. Esteban se lance à leur poursuite. Il découvre une étrange cabane où Zia est retenue prisonnière. Il surprend alors la mystérieuse ombre et s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’un jeune garçon de son âge : Tao.

Scène 1

Les trois marins espagnols arrivent sur la plage en radeau. Ils découvrent des empreintes de pas humains dans le sable.

Mendoza : Regardez ! Quelqu'un qui venait de la mer a laissé ses empreintes dans le sable. Esteban est peut-être arrivé jusqu'ici.

Pedro : Esteban ? Tu crois vraiment ?

Mendoza : Par la taille des empreintes, c'est possible, oui.

Sancho : Mais c-c-comment aurait-il pu nager s-s-si longtemps.

Mendoza : Ah ! Ce garçon n'a pas fini de nous étonner. Mettons-nous en route ! Si c'est bien Esteban il faut absolument le retrouver.

Sancho et Pedro : Courons ! Courons ! Courons !

Scène 2

Dans la cabane de Tao, les trois enfants finissent de manger en riant. À leurs pieds, la corbeille de fruits est complètement vide.

Esteban : (se tenant l'estomac) Ah ! Ah j'ai le ventre plein.

Zia : Oh c'était vraiment bon. Merci Tao !

Tao : Bon, je vais vous faire visiter le château, et le roi de ce château dans les arbres, eh ben c'est moi ! Ah ah ! (puis dépité) Mais je suis toujours tout seul et c'est triste.

Zia et Esteban : (désolés) Oooooh !

Les trois enfants sortent de la cabane.

Esteban : Je n'ai jamais vu un château comme celui-ci.

Tao : Oh mais on peut monter tout en haut par l'escalier.

Tao prend fougueusement Zia par la main.

Tao : Suivez-moi ! Vous allez voir.

Il commence à expliquer à ses nouveaux amis l’histoire de son "château dans les arbres".

Tao : Il a fallu plusieurs dizaines d'année pour construire tout ça. Mon grand-père a commencé. Et mon père, après lui, a achevé la construction. Mais il est mort quand j'étais petit, et depuis ce temps-là, ben je suis toujours tout seul.

Zia : Mais tu as dû drôlement t'ennuyer tout seul, sur ton île.

Tao : Non, pas du tout. Vois-tu, avant de mourir, ben mon père m'avait dit qu'un jour tu viendrais ici. Et il avait raison, tu es bien venue.

Scène 3

Tao marche quelques pas puis s'assied dans un fauteuil en rotin devant ses deux nouveaux amis.

Tao : Oh Zia ! Tu es celle que j'attendais.

Zia : Moi ?

Tao : Ah oui, il faut que je vous explique, parce que c'est une légende. Une jeune fille aux yeux noirs doit venir dans cette île un jour précis et c'est elle qui nous conduira vers les terres de l'est.

Zia : Mais comment peux-tu être sûr que c'était moi ?

Tao : Oh le jour prévu était justement hier. Alors quand je t'ai vue débarquer, hier avec les autres, j'ai su que c'était toi.

Zia : Mais c'était par hasard : c'est la tempête qui nous a détournés, on n'avait pas décidé de venir ici.

Esteban : Elle a raison. C'est tout à fait par hasard que nous avons débarqué sur cette île.

Tao : Ah non, tout était prévu. Le hasard n'a rien à voir là-dedans, c'était écrit ! Allez, venez ! Je vais vous montrer quelque chose. Mais venez ! Suivez-moi !

Scène 4

Les trois enfants grimpent tout en haut de l'arbre et arrivent au sommet dans une cabane dans laquelle se trouve des objets bien étranges.

Esteban : Oh !

Esteban aide Zia à monter, mais Tao le pousse pour prendre sa place.

Esteban : Hé !

Zia : (à Tao) Merci. Oh !

Tao : Qu'est-ce que vous dites de tout ça, hein ?

Esteban : (en considérant les objets épars amassés devant lui) Mais qu'est-ce que c'est ?

Tao : Oh des tas de choses que j'ai trouvées dans cette île. Mon père me disait que c'était des souvenirs de nos ancêtres, des souvenirs d'il y a 20 000 ans !

Esteban : Des souvenirs de 20 000 ans ? Ah ah ah ! Quelle blague ! Ah ah ah !

Tao : (vexé) Ouais, ben si mon père me l'a dit, c'est que c'est la vérité.

Tao s'avance vers un coin de la pièce et pousse Esteban devant lui.

Tao : Mais au lieu de rire, regarde plutôt ça!

Tao montre à Esteban le dessin d'un véhicule ressemblant à une chaise roulante.

Tao : Eh bien ça a été fabriqué d'après ce dessin là.

Tao fouille dans une pile d'objets et en tire un antique parchemin sur lequel figure le plan d'une bicyclette d’aujourd’hui.

Esteban : Tu peux lire ça, toi ?

Tao : Ouais, un peu.

Pichu : N'oublie pas l'honneur du peuple de Mu !

Les enfants remarquent un perroquet vert qui bat des ailes, près d'une fenêtre.

Tao : Ah n'ayez pas peur ! C'est Pichu, mon compagnon. Il est un peu fâché parce que j'ai oublié de lui donner à manger.

Pichu : N'oublie pas l'honneur du peuple de Mu !

Esteban : (en regardant l'animal) Oh ! Quel drôle d'oiseau.

Tao donne des graines dans sa main à Pichu.

Tao : On peut sortir si vous voulez. Il y a une très jolie vue d'ici.

Scène 5

Esteban, suivi de Zia, sort de la cabane.

Esteban : (apeuré) Oh !

Zia : Oh ! Oh c'est magnifique. Tu as vu Esteban ? On voit toute l'île.

Esteban : Oui, c'est très beau. Très beau.

Zia : Comme la mer est calme. Quand je pense à la tempête qu'on a rencontrée dans le détroit. Oh !

Zia fait le tour complet de la cabane en riant pour voir tout l'île. Esteban la suit en regardant le mur. Il se cogne brutalement à Tao qui sort à son tour de la cabane.

Tao : Eh là ! Mais à quoi tu joues ? Tu n'admires pas la vue ?

Esteban : J'ai... J'aime pas beaucoup ça Tao, j'ai un peu le vertige.

Tao : Ah bon ? (en regardant les jambes tremblantes d'Esteban) Oh dis donc ! Ah ah ah ah ! Mais est-ce que c'est le même Esteban qui est venu ici à la nage ?

Esteban : Ah ah ah !

Esteban, prenant un air sérieux, montre sans se retourner une colline derrière lui.

Esteban : La colline qui est là-bas, elle a une drôle de forme, non ?

Tao : Ah tu as remarqué ça sans même regarder le paysage ? Ça alors ! On l'appelle le Cap de la Lune. Elle a la forme d'un croissant comme la lune certaines nuits.

Esteban : Oui mais c'est drôle... On dirait qu'on en a enlevé un morceau.

Tao : Mais comment as-tu bien pu voir une chose pareille ? T'as des yeux derrière la tête ou quoi ? En tout cas, tu as raison. On dit que c'est l'Empereur de Mu qui l'a fait tailler.

Zia : L'Empereur de Mu ?

Tao : Hé oui Zia ! L'empire de Mu était le plus vieux continent de la Terre. À l'époque où le monde entier n'était qu'un immense continent, il y avait de l'autre coté de la mer un grand pays, une sorte d'île. C'était un pays très moderne. Il y avait des machines qui couraient plus vite que les animaux les plus rapides et des machines capables de voler. Puis un jour la terre toute entière s'est mise à trembler et l'île a disparue au fond de la mer. (Scène de l’engloutissement de l’empire de Mu par les flots) Mais grâce à ses prédictions, l'Empereur de Mu savait depuis longtemps ce qui allait arriver. Alors, pour que ses descendants puissent un jour bâtir un monde nouveau, il avait créé sept cités d'or avant le cataclysme.

Zia : Sept cités d'or ?

Esteban : Eh mais c'est ce que Mendoza et ses amis recherchent aussi.

Tao jette un regard méchant sur Esteban.

Zia : Et toi, Tao, tu es l'un des descendants de ce peuple, n'est-ce pas ?

Tao : Oui. Et c'est la raison pour laquelle je dois retrouver les cités d'or. Mais la cité d'or la plus proche d'ici se trouve, paraît-il, au milieu du continent de l'est

Zia : Tao, mon père est un Grand Prêtre sur le continent de l'est.

Tao : Bien sûr, je sais, c'est une personne très importante. Mais je sais aussi qu'un grave danger s'approche des sept cités d'or. Et pour sauver le monde toutes les villes doivent s'associer pour combattre cette menace. Et il faut faire vite ! Car la prédiction dit aussi qu'une des cités d'or sera détruite par des hommes à la peau blanche. Par tes amis à toi, Esteban !

Esteban : (qui avait examiné son médaillon incomplet pendant que Tao parlait des cités d'or) Oh ! Tao !

Tao sort soudain la carte marine dérobée à Mendoza de dessous de sa tunique.

Tao : Quand j'ai vu ça, j'ai d'abord été très surpris : je n'avais jamais vu une si belle carte marine. Mais comment avez-vous pu dessiner une carte aussi parfaite ?

Esteban : Je te jure que je n'en sais rien, Tao.

Tao : Et qui sont ces adultes avec qui tu es venu ?

Esteban : Oh Mendoza ? C'est un navigateur, un pilote. Il est un peu brutal, mais je ne crois pas qu'il soit méchant.

Tao sort le pistolet de sa tunique.

Tao : Et ça, qu'est-ce que c'est ?

Esteban : Hé n'appuie pas, Tao ! Fais attention, c'est dangereux ! Y'a une balle dedans !

Tao : Une balle ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Et d'abord comment ça marche ?

Tao pointe dangereusement le pistolet sur Esteban.

Zia : C'est dangereux ! Tao !

Tao : Est-ce qu'on appuie comme ça ?

Tao presse soudain la détente.

Esteban : Non, Tao !

Zia : Ah !

Scène 6

Les trois adultes courent dans la forêt. Entendant le coup de feu, ils s'arrêtent, juste à côté de l'arbre de Tao.

Mendoza : (surpris) Quoi ?

Pedro : (paniqué) Un coup de feu en pleine forêt ?

Sancho : J-j-j-e n-n-n-n'aime pas ça. Ça fait p-p-p-peur.

Mendoza : Allons voir ce que c'est !

Mendoza part en courant.

Pedro : (à Sancho qui s'accroche à sa chemise) Ne me touche pas !

Sancho : (qui retient Pedro par sa chemise) Pedro, soit gentil...

Sur la terrasse jouxtant la cabane, on aperçoit Esteban, allongé, les bras en croix devant Tao et le pistolet fumant. Esteban se redresse avec, au dessus de lui, l'impact de la balle dans le bois de la cabane.

Zia : (rassurée) Oh !

Tao : (tremblant de tout son corps) Aaah !

Tao, dans un mouvement de panique, lance le pistolet par dessus la rambarde en rondin.

Esteban : Tao !

Le pistolet tombe de l’arbre et arrive par terre. Mendoza s'en saisit immédiatement.

Pedro : (aveuglé par sa chemise que Pedro tient toujours) Men... Mendoza ! Mendoza au secours ! Où es-tu ? Mendoza... Mais aide-moi !

Mendoza : Regardez ! Zia est là haut.

Tao : C'est donc avec ça que vous comptez prendre les cités d'or ? Viens Zia !

Tao saisit violemment Zia par la main et l'emmène avec lui, laissant Esteban tout seul.

Zia : (surprise) Ah !

Esteban : Tao !

Esteban les poursuit tant bien que mal mais les deux enfants montent dans une petite cabine qui sert d'ascenseur, semant ainsi le jeune garçon.

Esteban : Tao ! Tao, Zia, revenez !

Pris soudain de vertige, Esteban retourne en arrière et descend les escaliers pour les rattraper.

Pichu : (volant furieusement) Sauve qui peut ! Sauve qui peut ! Sauve qui peut !

Mendoza voit soudain Tao et Zia s'éloigner de la cabine. Le navigateur charge calmement son pistolet et s'apprête à faire feu. Esteban arrive en courant in extremis.

Esteban : Non, non, arrête ! Attends ! Ne tire pas ! Ne tire pas, Mendoza !

Mendoza : (étonné de revoir le jeune garçon) Esteban !

Pedro : Et Zia ?

Esteban : Ne vous inquiétez pas, je suis sûr de savoir où ils sont partis.

Scène 7

Dans la forêt, Tao force toujours Zia à la suivre en courant.

Zia : Tao !

Ils s'arrêtent soudain de courir.

Zia : Attends Tao ! Pourquoi s'enfuir comme ça ? Où allons-nous ?

Tao : (pressé) Oh, tu verras bien quand on y sera ! Il y a quelque chose que je veux absolument te montrer.

Mendoza, Sancho, Pedro et Esteban courent eux aussi dans la forêt. Ils s'arrêtent pour considérer la situation.

Mendoza : Cet enfant est à peu près de la même taille que toi, Esteban ?

Esteban : Oui.

Pedro : J'espère que tu vas lui montrer qui tu es à ce sale gosse. Il nous a fait peur. Il n'y a qu'à lui tirer un bon coup de fusil.

Sancho : Y'a qu'à...

Esteban : Non, il ne faut surtout pas faire ça. Le problème est justement qu'il a peur de nous.

Mendoza : Vraiment ? Dans ce cas, pourquoi a-t-il enlevé Zia ?

Scène 8

Le petit groupe arrive en haut d'une colline surplombant le Cap de la Lune.

Mendoza : Regardez ! Un cap en forme de croissant de lune.

Pedro : (en pointant son doigt sur les deux fuyards) Hé mais c'est là que je les ai trouvés !

Scène 9

Tao et Zia marchent tranquillement dans une grotte.

Tao : Oh Zia ! Il faut que tu m'emmènes vers les terres de l'est grâce à ton pouvoir.

Zia : Mais Tao, je n'ai aucun pouvoir, je suis incapable de faire ça.

Tao : Mais si tu peux le faire, il suffit que tu me déchiffres le message secret.

Scène 10

L'autre groupe arrive devant l'entrée de la grotte. Pedro et Sancho sont essouflés.

Pedro : Oh... Attention, Mendoza, c'est pas prudent, et s'il y avait un gros gros monstre à l'intérieur ?

Sancho : Un gros gros ? Ben on ferait p'têt mieux de faire demi t-t-tour...

Mendoza : Voyons du calme ! Vous voyez bien que cette caverne est artificielle !

Pedro : Tu veux dire que c'est les hommes qui ont fait cette caverne ?

Mendoza : Regardez bien les parois et vous verrez que ces pierres ont été assemblées par des hommes !

Craintifs, Sancho et Pedro s'approchent et regardent pendant que Mendoza et Esteban s'avancent dans la caverne.

Pedro : Oh oui... Hé attendez-nous !

Sancho : A-a-attendez-nous !

Scène 11

Le petit groupe avance dans la grotte qui a maintenant changé d'aspect. L'architecture est différente : les pierres ont des formes géométriques plus ou moins compliquées et sont mieux agencées les unes par rapport aux autres.

Mendoza : Ceux qui ont construit cette caverne devaient avoir du génie : c'est un véritable labyrinthe. C'est incroyable !

Pedro : C'est bouché là aussi, on peut pas passer.

Scène 12

Tao et Zia arrivent dans une grande salle. Derrière un autel tout en haut de nombreuses marches se trouve une représentation immense d'un dieu.

Zia : Oh ! Viracocha !

Tao : Allez viens ! Monte là-haut avec moi !

Scène 13

L'autre groupe est toujours perdu dans le labyrinthe.

Sancho : Y'a des imp-p-p... Y'a des impasses partout hé !

Scène 14

En haut de l'autel, Tao pousse le lourd couvercle d'un un sarcophage en pierre et en sort un vase en or.

Tao : Tu vois ce pot ? Eh bien il est impossible de le casser. La légende dit que seul le Grand Prêtre des cités d'or a le pouvoir de le briser.

Tao sort alors un quipu du sarcophage.

Tao : Voilà c'est le message secret dont je t'ai parlé. Il parait qu'il contient toutes les explications pour aller dans les terres de l'est.

Zia : Mais c'est un quipu ! Comment est-il arrivé ici ?

Tao : (étonné) Tu sais lire ça ?

Zia : Je crois, je vais essayer.

Zia déchiffre le quipu en le posant par terre avant de s'agenouiller devant son ami.

Zia : "Solaris"... "le vaisseau"... "de l'empire de Mu"... "dort dans les flancs de la montagne"...

Tao : Oh, comme dans la légende...

Zia : ... "quand le tonnerre grondera dans les profondeurs de la terre"...

Tao : Oh...

Zia : ... "les scellés se briseront et le vaisseau Solaris renaîtra dans la mer".

Tao : Et ensuite ?

Zia : C'est tout, il n'y a plus rien.

Tao : Oh !

Tao en tombe de surprise.

Tao : Voyons... le tonnerre grondera sous la terre...

Zia : Oui, c'est bien ce que dit le quipu, mais je ne comprends pas mieux que toi.

Tao : Oh mais ça ne veut rien dire. Oh oh Bon sang ! Même maintenant que tu m'as déchiffré le quipu, oh, je ne suis pas plus avancé, je n'y comprends toujours rien. Ooh !

Scène 15

Une voix retentit au loin, celle d'Esteban.

Esteban : Zia ! Tao !

Les trois adultes accompagnés d'Esteban pénètrent à leur tour dans la grande salle.

Esteban : Ils sont là haut Mendoza. Zia, ça va bien, t'es pas blessée ?

Tao : Partez d'ici ! Si vous ne vous en allez pas, j'appelle le monstre du temple à mon secours ! (et quelques secondes plus tard) Bon, vous l'aurez voulu.

Tao actionne un anneau qui était au fond du sarcophage. Une grande porte s'ouvre laissant passer un iguane géant et menaçant.

Esteban : Oh !

Sancho et Pedro : (horrifiés) Oooohhh ! Oh Mendoza !

Tao : Si vous ne voulez pas qu'il vous dévore, allez-vous en tout de suite !

Mendoza, gardant son sang-froid, tire une balle qui rebondit sur la tête sur monstre. Le bruit du coup de feu raisonne dans toutes les directions stoppant l'avancée de l'animal.

Sancho : Oh mes tym-tym... Oh mes tympans !

Mendoza : Oh c'est l'écho de la détonation.

Le bruit s'estompe doucement, le monstre recommence à se rapprocher.

Pedro : Oh... Se-secours...Il... il... il vient vers nous.

Le bruit reprend, plus fort cette fois-ci.

Zia : Tao écoute, c'est ça, ça y est "le tonnerre dans les profondeurs de la terre".

Tao : Qu'est-ce que tu dis ?

Zia : Écoute bien ! C'est exactement comme le tonnerre.

Mendoza : Attention ! Ce bruit est beaucoup plus dangereux que le monstre lui-même.

Les murs de la grande salle commencent à s'écrouler autour de nos héros.

Zia : Oooh !

Tao : Oh ! Zia !

Tandis que tout s'effondre, Tao prend le vase d'or de ses ancêtres et s'enfouit. Un morceau de plafond s'écroule sur le monstre. Derrière la représentation de Viracocha, le mur s'écroule, laissant apparaître la proue d'un navire immense.

Mendoza : Esteban, regarde !

Zia et Tao descendent rapidement les marches tandis que la proue du navire s'efface aux regards de nos héros.

Tao : C'est la fin ! le temple va s'effondrer. (Tao pousse Zia sur le côté au moment où un gros morceau de plafond lui tombe dessus) Sauve-toi !

Mais Tao se retrouve coincé sous la pierre.

Zia : Mon Dieu ! Tao !

Esteban : Tao !

Tao : (de dessous du pan du plafond effondré) Ne vous approchez pas, vous allez vous faire écraser !

Mendoza : Pedro, Sancho, venez ici et aidez-moi !

Tout le monde soulève le fragment du plafond alors qu'Esteban tire Tao par les bras. Ils arrivent ainsi à libérer leur ami juste à temps car un autre fragment du plafond s’abattit sur le premier le détruisant complètement. Abasourdis, nos héros s'enfuient par l'ouverture créée par le bateau.

Scène 16

Un bout du Cap de la Lune se désagrège et s'enfonce dans la mer. Voile déployé au vent, un beau et grand bateau apparaît soudain sur l'eau. Les héros sortent tous sur une petite plage au moment où Solaris jette l'ancre. Hypnotisés par la beauté de ce navire, tout le monde le regarde, admiratifs.

Scène 17

Sur la plage, maintenant à l'abri de tous dangers.

Tao : C'est le bateau du peuple de Mu. Le bateau de mes ancêtres. Oh je savais qu'il était là !

Zia : Oui, c'est ce que disait le message du quipu, mais il n'expliquait pas comment il fonctionnait.

Mendoza : Oui, c'est vrai, tout est tellement différent ici, il faut absolument qu'on monte à bord de ce bateau, peut-être qu'on y verra plus clair.

Esteban : Et toi Tao, si vraiment tes ancêtres étaient aussi forts que tu le dis, ils auraient quand même pensé à laisser à leurs descendants des indications sur le fonctionnement de ce bateau.

Tao : Mais bien sûr que je sais comment il marche ce bateau, qu'est ce que tu crois ?

Mendoza : Ouh là là là là ! Tu n'en n'as pas l'air très sûr. Heureusement, je suis pilote, navigateur, la mer n'a aucun secret pour moi. Avec l'aide de Pedro et Sancho je crois qu'on arrivera à faire avancer ce navire.

Tao : D'accord.

Pedro : (effrayé) Et non, hé ! Pas moi Mendoza !

Sancho : (joignant les mains comme Pedro) Hé non, par-par pitié !

Esteban : Tao ?

Tao : Bon d'accord, puisque vous insistez, je vais vous montrer le secret de mes ancêtres.

Sancho et Pedro : (sautant de joie) Ah ah ah ! Il va nous montrer ! On va tout savoir !

Mendoza sourit de satisfaction pendant que Zia s'avance au devant de ses amis pour contempler avec admiration l'immense navire de l'empire de Mu.

Zia : Solaris nous mènera vers mon pays ! Oh, que je suis heureuse. Ooh !

Dans le prochain épisode...

Nos amis ont découvert Solaris, vaisseau énorme et mystérieux. Mais un navire espagnol est en vue, il se rapproche rapidement d'eux. À bord du galion espagnol, Gomez donne l'ordre de tirer au canon sur le navire d'Esteban. Pour échapper à leurs poursuivants, nos amis doivent découvrir le secret de Solaris. Ne manquez pas le prochain épisode des Mystérieuses Cités d'Or.

Documentaire

Tao est devenu l'ami d'Esteban et de Zia. Les ancêtres de Tao seraient venus d'un lointain pays se nommant l'empire de Mu.

Lorsque tous les continents du monde étaient liés les uns aux autres, cet empire était immense et prospère.

Voici la légende de l'empire de Mu.

Au temps jadis, il existait au milieu de l'océan Pacifique un continent aussi grand que le Nouveau Monde. La terre de Mu comprenait sept grandes villes. Dans chaque ville étaient bâtis des immeubles de pierre. Les habitants y menaient une vie prospère. Le système d'écriture était bien développé. Il permit de répandre la civilisation de Mu dans le monde entier. Mais le roi de cet empire en avait prédit l'effondrement. "Peuple de Mu, s'écria-t-il, vous ne cherchez que votre bonheur. N'entendez-vous pas la colère de Dieu ?" Alors la terre se mit à gronder d'une façon effroyable, elle se fendit, et de la lave brûlante en sortit. Enfin un raz-de-marée gigantesque engloutit la totalité de l'empire.

On trouve encore aujourd'hui, dans différentes îles du Pacifique, des vestiges du temps passé qui évoquent, de façon troublante, de mystérieuses légendes.

Au revoir, à bientôt.