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Transcription de la version française de l'épisode 1x05 - L'île du bout du monde

Note : Cette transcription est faite à partir des dialogues de la version française de l'épisode. Ce n'est pas une traduction des dialogues de la version anglaise. Certains mots, expressions ou phrases peuvent donc parfois être différents de ce que donnerait une traduction des dialogues de la version anglo-saxone. Les descriptions se trouvant en italique ne font pas partie des dialogues de l'épisode et sont insérées pour permettre de mieux situer le contexte. Chaque transciption des épisodes des Mystérieuses Cités d'Or comprend toujours quatre parties :


Précédemment dans Les Mystérieuses Cités d'Or...

Nos amis ont à peine franchi le terrible détroit de Magellan que leur bateau, l’Esperanza, sombre dans une tempête. Ballottés sur un radeau de fortune, attaqués par les requins, ils se retrouvent sans provisions au milieu de l'océan. Mais une mouette leur redonne espoir et les guide jusqu'à la terre la plus proche : une île sur laquelle ils accostent.

Scène 1

Après avoir longuement marché sous un soleil de plomb sous les yeux de nombreux iguanes qui les observent comme des bêtes curieuses, les cinq naufragés font une halte et s’assoient sur la plage pour se reposer.La chaleur est accablante.

Pedro : Hé, Mendoza !

Mendoza : Qu'y a-t-il ?

Pedro : Où sommes-nous à ton avis ?

Mendoza : Nous avons longtemps dérivé sur le radeau, il est bien possible que nous ne soyons plus très loin de Lima.

Zia : Vous vous trompez.

Mendoza : Hein ?

Zia : Nous nous sommes éloignés de Lima, au contraire. Ce genre de roche n'existe pas dans la région de Lima. De plus, en cette saison le soleil est beaucoup moins haut dans le ciel qu'ici.

Pedro : Tu en connais des choses. Tu es bien savante.

Sancho : Alors ça v-veut dire que nous sommes loin du nouveau c-continent ?

Mendoza consulte sa carte marine qu’il avait emportée après le naufrage de l’Esperanza.

Mendoza : Je crois que Zia a raison, mes amis. Nous sommes beaucoup plus au nord que je ne l'imaginais. Il va falloir que je revois tout cela un peu plus en détail.

Scène 2

Tout le petit groupe reprend leur marche sur la plage, Esteban et Zia sont devant.

Esteban : Et hop là !

Zia : Aide-moi, Esteban !

Esteban : Viens !

Pedro : Ah, ces enfants sont infatigables. Mais moi j'ai le gosier sec, je donnerais n'importe quoi pour un bon verre d'eau.

Sancho : Je n'aurais pas du faire tant d'effort. Moi ça m'a donné faim...

Mendoza : Hélas ! Il semble ne pas y avoir une goutte d'eau dans ce pays. Il va falloir patienter.

Esteban, monté sur un roche, aperçoit quelque chose.

Esteban : Là-bas ! Il y a une rivière ! Venez voir !

Sur la plage, un sillon apparaît nettement.

Pedro : Une rivière ! Ah ! Il y a une rivière ! Une rivière !

Scène 3

Tout le monde s’élance vers le sillon.

Pedro : Ah bah il y a une rivière, mais il y a pas d'eau dans la rivière.

Perplexe, Esteban tâte néanmoins par terre.

Esteban : C'est humide.

Pedro : Cherchons la source !

Sancho : Cherch...

Pedro et Sancho remontent en courant le sillon.

Scène 4

Pedro met le pied sur un gros rocher vert et regarde au loin.

Pedro : Le lit de la rivière s'arrête là. Il n'y a plus rien après.

Le rocher bouge, et en guise de rocher, il s'agissait d'une tortue.

Pedro : Ah bah... C’est que... Alors... (à la tortue qui le regarde) Ah bah... Laisse-moi hé !

Mendoza : (étonné) C'est une tortue géante.

Scène 5

La tortue s'enfuit après avoir bousculé ses assaillants qui voulaient l’attraper mais se retrouve bloquée sur une branche.

Esteban : C'est le moment ! Renversons-la !

Mendoza : Tu as raison.

Pedro : Eh, eh eh !

Tous unissent leur force pour soulever la tortue. Ils y arrivent non sans mal, mais elle retombe sur Sancho qui s'était mis du mauvais côté de l’animal.

Sancho : Oh mais... Au secours...

Mendoza : Ah ! Elle pèse un sacré poids.

Esteban : Et ce que nous prenions pour une rivière était la trace de cette tortue.

Mendoza : Esteban ! Zia et toi essayez de trouver quelque chose qui brûle pour faire du feu !

Esteban : D'accord !

Pedro : Faire du feu ? Mais qu'est-ce que vous avez l'intention de faire cuire ?

Mendoza : Comment Pedro ? Tu n'as jamais mangé de tortue rôtie ? Tu vas voir, c'est un vrai délice de roi.

Sancho : (épouvanté) Quoi ? V-v-vous voulez m-manger c-c-c-c-ce monstre ?

Scène 6

Le feu est prêt et des morceaux de viande cuisent. Pedro et Sancho viennent voir Mendoza.

Pedro : (gêné) Euh... Je suis désolé, mais sur son lit de mort, ma mère m'a fait jurer de ne jamais manger de tortue.

Sancho : Moi c'est à-à-à mon père que je l'ai juré.

Mendoza : Hé bien, tant pis pour vous, n'en mangez pas ! Tâchez de vous trouver autre chose ! Mais ne venez surtout pas me demander de m'occuper de vous ensuite.

Scène 7

Pedro et Sancho s’éloignent du groupe des rescapés pour chercher quelque chose à manger.

Pedro : C'est vrai quoi, ce monstre n'était pas une nourriture digne de nous.

Sancho : Tu a-a-as raison. On va se trouver quelque cho-o-o-se de meilleur à manger.

Pedro : Regarde !

Pedro montre des cactus.

Sancho : Tu crois que ça se mange ?

Pedro : Ha oui. Ça doit pas être facile, mais, en tout cas, il y a beaucoup d'eau dans ce genre de plante. C'est déjà ça.

Sancho : Y'a-a-a de l-l-l-l'eau...

Scène 8

Pedro et Sancho coupent des morceaux de cactus à l’aide d’une pierre taillée.

Sancho : A-a-ah... Dis donc... A-a-ah... Dis donc...

Pedro : Presse-le d'abord sous ton bras comme ça et ensuite met-le au-dessus de ta tête! (Pedro ouvre grand la bouche) Ah...

Sancho : A-a-ah...

Pedro boit les yeux fermés, savourant l'eau qui lui coule dans la bouche.

Pedro : A-a-ah... Oh... C'est marrant, ça ne coule plus...

Pedro abaisse son cactus, ouvre les yeux et découvre un iguane léchant les gouttes qui auraient du tomber dans sa gorge.

Pedro : (apeuré) Aaaaaah !

Sancho : (apeuré) A-a-a-a-ah !

L'iguane commence à manger le cactus de Pedro. Les deux compères prennent peur et s'enfuient en criant.

Pedro : Au se-se... Au se-se...

Sancho : ... cou-ou-ou-ours...

Scène 9

Sur la plage, loin de tout iguane, Pedro et Sancho reprennent leur souffle pour rejoindre le reste du groupe qui mangeait au bord de la mer. Esteban s'approche des deux marins.

Esteban : J'ai entendu crier. C'était vous ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Sancho : Y'a d-d-d-d-des... Y'a d-d-d-d-es...

Pedro fait taire Sancho en plaquant sa main sur la bouche de son ami.

Pedro : Attends... Hé hé hé hé. Non, il n'y a rien du tout, Esteban. C'était juste une petite plaisanterie entre nous.

Esteban porte un iguane derrière son dos.

Esteban : Ce n'est pas plutôt un animal comme ça qui vous a fait peur ?

Esteban met l'iguane juste devant la figure de Pedro. L'iguane lèche le nez de Pedro. Après quelques instants de surprise, nos deux compères, effrayés, repartent en courant.

Pedro et Sancho : (apeurés) Aaaaaah ! Au secours !

Esteban repose délicatement l'animal à terre à côté de Mendoza.

Esteban : Mais qu'est-ce qui peut bien leur faire si peur ?

Mendoza : Ces animaux sont inoffensifs. Mais Pedro et Sancho sont impressionnables.

Scène 10

Pedro et Sancho finissent leur course effrénée dans la forêt sous le regard de pingoins qui n’en croyaient pas leurs yeux.

Pedro et Sancho : (apeurés) Aïaïaïeaïe ! Au se-se... Au se-se... Au se-se... cours... Aah... Aaah...

Lorsqu’ils furent loin de tout danger, les deux marins retouvèrent leur calme.

Pedro : Ah... Ce chenapan d'Esteban se moque de nous.

Sancho : Quoi ? Tu crois pas que nous av-v-v-vons eu tort d'av-v-v-oir p-peur ?

Pedro : Ah... Ne dis pas de bêtises. Tu parles sans savoir. Moi j'aime pas du tout ça. Tous ces animaux étranges, tous ces mystères...
(étonné) Tiens ? Je sens quelque chose... On dirait que ça vient de là.

Scène 11

Pedro et Sancho arrivent près d'un feu où cuisent des morceaux de viande.

Pedro : De la viande ? De la viande rôtie !

Sancho : J'espère que c'est pas la tor-tor... la tortue.

Pedro : Mais non... Je suis sûr que non. Mon nez ne me trompe jamais. Aaaah ! Aaaah !

Sancho : Ça sent bon.

Pedro : Y'a personne, on a qu'à se servir.

Un monstre, venant de nulle part et portant un masque et des plumes, apparaît soudain derrière eux.

Pedro : Hein ?

Monstre : Comment osez-vous ?

Sancho et Pedro bredouillent quelques mots "Aaah ! Aaah ! C’est lui..." et finirent par s'évanouir.

Scène 12

Le soir commence à tomber. Mendoza, Esteban et Zia sont auprès de Sancho et Pedro, toujours allongés par terre.

Mendoza : Décidemment, on ne peut pas compter sur eux. Heureusement que tu les as retrouvés, Esteban. S'endormir dans un endroit pareil. C'est insensé. Enfin Pedro ! Sancho ! Allez-vous vous réveillez, bon sang ?

Sancho et Pedro reprennent peu à peu leur esprit.

Sancho : (apeuré) Oh Mendoza ! C'est affreux !

Mendoza : Mais... Qu'est ce que vous avez ?

Pedro : Nous avons vu une chose incroyaaaable.

Sancho : Un serpent avec des ailes ! Un ser-serpent avec des ailes !

Mendoza : Qu'est-ce que tu racontes ?

Pedro : Mais même toi, Mendoza, si tu l'avais vu, tu aurais eu peur. Tu sais ce que c'était : un serpent avec des...

Sancho : ... des ailes.

Zia : C'était Viracocha.

Esteban : Hein ?

Zia : C'est un dieu sauveur qui a la forme d'un serpent avec des ailes. Je le connais bien, c'est l'un des plus anciens dieux de l'histoire de mon peuple. Seulement... Je ne comprends pas ce qu'il fait dans cette île.

Un peu plus tard sur le lieu où se trouvait la viande rôtie.

Mendoza : Vous avez dû rêver. D'ailleurs vous me parliez de viande qui cuisait. Où est-elle donc cette fameuse viande ?

Pedro : Oh, je vois bien que tu nous crois pas. Mais pourtant je te jure qu'elle était là.

Sancho : El-l-l-l-le a disparue !

Scène 13

Le soleil se couche obligeant le petit groupe à devoir dormir sur la plage à la belle étoile.

Pedro : Mendoza, j'ai peur, il faut partir de cette île le plus tôt possible. C'est l'île du démon.

Mendoza : Nous sommes tous beaucoup trop épuisés, Pedro. Nous reposer sur la terre ferme nous redonnera des forces. Si ton monstre revient cette nuit, il trouvera à qui parler.

Esteban et Zia profitent de cet instant de détente pour jouer en sautant sur les rochers.

Esteban : Viens ! Youpi !

Les deux enfants se laissent glisser le long d'une pente tout en riant.

Esteban : Oh que c'est bon de se retrouver sur la terre ferme après ce long voyage.

Zia : Oh moi aussi ça me fait plaisir.

Rires des enfants. Sancho et Pedro, dépités, regardent Esteban et Zia s’amuser.

Sancho : Tu crois qu'ils vont bien ?

Pedro : Boaff... oui.

Scène 14

Tout le monde est couché, seul Esteban ne dort pas.

Esteban : (tout bas) Zia !

Zia : (se réveillant) Oh ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Esteban : Tout à l'heure quand tu as parlé du serpent ailé, tu as dit que c'était un dieu.

Zia : Oui, c'est Viracocha. C'est le dieu qui a tout créé sur la Terre et dans le ciel à l'origine des temps. Et on dit aussi...

Esteban : Quoi ?

Zia : La légende dit qu'il reviendra sur la Terre un jour.

Esteban : Bon, mais alors il doit y avoir une raison pour que ce dieu soit justement ici.

Zia : Oh non je ne crois pas Esteban. Moi j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un sur cette île. Quelqu'un d'autre que nous.

Esteban : Mais comment ?

Zia : Pedro et Sancho ont raison.

Esteban : Oh je n'aime pas ça. Oh c'est pas parce que j'ai peur mais...

Zia : Hé bien moi, tu vois, je n'ai absolument pas peur. Pas peur du tout.

Esteban : Hein ? Même pas un tout petit peu ?

Zia : Bien sûr que non, Esteban, puisque je sais que tu es à mes côtés.

Esteban : (gêné) Hé hé... (prévenant) Dors bien !

Scène 15

Tout le monde dort à poings fermés. Le monstre observe le groupe et s'en approche doucement. Zia se réveille brusquement.

Zia : Esteban ! Esteban ! ESTEBAN !

Esteban se réveille aussi et regarde le monstre. Ce dernier fouille le coffret de Mendoza et s'intéresse particulièrement au pistolet et à une carte marine que le navigateur avait emportés après le naufrage de son navire. Esteban et Zia se cachent derrière un rocher et observent la scène.

Esteban : (effrayé) Un d-d-d-démon ! Ne bouge pas surtout, n'aie pas p-p-p-peur, Zia.

Le monstre est juste derrière le rocher qui surplombe les enfants. En posant sa main sur le caillou, le monstre fait tomber quelques cailloux sur Esteban qui ne peut plus se retenir de crier.

Esteban : Aaaaaaaaaaaaaaaah !

Le monstre prend peur et s'enfuit à toutes jambes. Esteban le poursuit.

Esteban : Attends un peu, toi !

Zia : Esteban !

Les trois adultes sont réveillés par les cris des enfants.

Sancho : Eh ! E-e-e-esteban !

Mendoza : Oh ! Qu'est-ce qui se passe ?

Scène 16

Une course-poursuite s’engage alors à travers la forêt.

Esteban : (au monstre) Attends ! Attends !

Le monstre plie une branche d'arbre et la lâche contre le visage d'Esteban qui tombe par terre, sous le choc.

Esteban : Aaah ! Aaah !

Zia est partie à la recherche d'Esteban.

Zia : (inquiète) Esteban ! Esteban !

Les trois marins espagnols sont aussi à la poursuite du jeune garçon.

Pedro : Il... Il fait drôlement sombre... Hein ?

Sancho : On f-f-ferait peut-être mieux d-d-d-d'attendre le jour.

Mendoza : Poltrons ! On nous a volé un pistolet et la carte marine, c'est maintenant qu'il faut les rechercher.

Sancho et Pedro, résignés, approuvent. "Oui... C’est... c’est main-maintenant..." Zia est toujours toute seule dans la forêt.

Zia : Esteban ! Esteban !

Le monstre se glisse sans un bruit derrière elle. Zia l'aperçoit soudain.

Zia : (épouvantée) Oooh ! Esteban !

Esteban sort de son coma par les cris de Zia et voit le monstre emportant son amie, évanouie.

Esteban : Zia !

Les trois adultes arrivent auprès de lui.

Mendoza : Que s'est-il passé ?

Esteban : C'est Zia, Mendoza ! Elle vient d'être enlevée. Elle était là. Et c'est un homme, ce n'est pas un dieu.

Sancho : Tu entends, Pedro ? C'est un homme.

Pedro : Ah bon ? Bah alors si c'est un homme...

Scène 17

La poursuite reprend. Le groupe sort de la forêt et arrive sur la plage.

Mendoza : Il me semble que nous arrivons de l'autre côté de l'île.

Esteban montre une pirogue à balancier dans laquelle montent le monstre et Zia, toujours évanouie.

Esteban : Là-bas ! Regardez ! (Esteban s'élance vers la pirogue) Arrête ! Arrête-toi ! Arrête !

Le monstre met l'embarcation à la mer et commence à ramer. Esteban court si vite sur la plage que dans l’action, il en perd ses chaussures.

Esteban : Zia ! Zia ! Zia !

Esteban commence à rentrer dans l'eau.

Mendoza : Arrête, Esteban ! Reviens vers nous !

Esteban : Attends ! Zia !

Esteban poursuit le canot à la nage.

Mendoza : (impuissant) Esteban ! Reviens ! Esteban !

Scène 18

C'est la nuit, Esteban continue de nager mais la pirogue avait disparu. À la force du désespoir, il continue la poursuite mais coule. Il refait ensuite surface, épuisé, les bras en croix, et regarde les étoiles tout en pensant à son amie.

Esteban : (dépité) Zia...

Esteban commence à pleurer et se remet à nager. Mais, à bout de force, le jeune garçon se laisse dériver, accroché à un tronc d’arbre.

Scène 19

Au petit matin, alors que le soleil commençait à poindre de ses rayons, Esteban sortit de la mer et marcha sur une plage qui lui était inconnue. Ses vêtements sont tout déchirés. Il remarqua les traces de la pirogue dans le sable et les suit. Celles-ci le menèrent jusqu'à un étrange arbre au cœur de la forêt. Il était immense et des dizaines de cabanes étaient construites dessus. Esteban n’en croyait pas ses yeux. Les pieds nus, il grimpa le tronc et rentra dans une cabane devant laquelle se trouvait la pirogue à balancier qui avait servi à l’enlèvement de Zia. À l’intérieur, il tomba nez à nez avec le déguisement de monstre accroché au mur qui lui causa une grande frayeur. Une fois rassuré qu’il s’agissait en fait d’un masque en bois peint, il aperçut son amie qui dormait paisiblement sur un lit. Esteban s'approcha doucement d'elle pour la réveiller.

Esteban : (inquiet) Zia...

Scène 20

Mais soudain Esteban entendit des bruits de pas qui s’approchaient et dut se cacher derrière le déguisement du serpent à plumes. À travers les yeux du masque, le jeune garçon aperçut un drôle d’indigène portant une ample tunique jaune qui avait fait son apparition dans la pièce avec une corbeille de fruits posée sur la tête. Il posa le panier sur une tablette et prit un fruit qu’il reposa sur sa tête. Puis il s’approcha de Zia qui se réveilla aussitôt.

Zia : (apeurée) Oh !

Tao : Tiens, tu t'es réveillée ? Oh, je te demande pardon si je t'ai fait peur, mais je voulais parler avec toi là où nous serions seuls (en tendant le fruit à Zia) Tiens !

Zia : (effrayée) Oh, qui es-tu ?

Tao : Tao ! Et toi, comment t'appelles-tu ?

Zia : Oh non j'en veux pas. Non, non. Où sommes-nous ici ? Esteban doit s'inquiéter. Tu dois me ramener.

Tao : Huum... Huum... N'aie pas peur ! Tu n'as rien à craindre de moi, tu sais. Je savais bien qu'un jour ou l'autre tu viendrais. (il commence à manger le fruit qu’il voulait offrir à Zia) J'ai attendu longtemps que tu viennes. Pour moi, c'était évident. Depuis des dizaines d'années.

Zia : Et Esteban ? Dis-moi où il est si tu sais tant de choses !

Tao : Esteban ? Je ne sais pas où il est moi ! Esteban...

Esteban porta le déguisement du serpent ailé devant lui.

Esteban : Zia ! Je suis là.

Tao : Ah !

Zia : Ah !

Esteban enleva le masque de devant son visage.

Esteban : Regarde Zia, il nous faisait peur avec le masque du dieu serpent.

Zia : Esteban !

Tao se précipite vers une arbalète posée contre le mur et vise Esteban.

Zia : (s'interposant devant Tao) Arrête, je t'en prie !

Tao : Où sont-ils tes amis ? Les trois adultes, là, où sont-ils ? Hein ?

Esteban : Ils ne sont pas là, je suis venu seul jusqu'à chez toi.

Tao : Hein ? Et comment as-tu fais ?

Esteban : (mimant avec des gestes) J'ai traversé la mer à la nage.

Tao : À la nage ? Tu es venu à la nage depuis l'autre île, là-bas ?

Esteban : Oui, je suis complètement épuisé. Mais ne t'y fies pas. Je suis encore capable de me battre.

Tao a l'air d'être rassuré et baisse son arme.

Tao : Hein ? Alors ce serait toi, cet homme dont on parle depuis longtemps et qui doit venir d'une île à l'autre en nageant, hein ? Ah ! Aucun doute n'est possible, tu es bien cet homme. Tu dois avoir faim. (Tao tend la corbeille de fruits à Esteban) Vas-y, sers toi !

Esteban : Non, jamais !

Tao : Tu ne veux pas manger ? Oh tu as tort, ces fruits sont délicieux. (entendant les gargouillements de l'estomac d’Esteban) Je t'en prie, ne boude pas ! Je ne te veux pas de mal. Tu ne vas pas te laisser mourir de faim...

Esteban ne se fait pas plus prier et se jette comme un affamé sur les fruits pendant que Zia et Tao rient aux éclats.

Tao : (en tapant les semelles de ses sandales l'un contre l'autre par amusement) Bravo ! Ah ah !

Dans le prochain épisode...

Le jeune garçon qu'ont surprit Esteban et Zia s'appelle Tao. Il est l'unique survivant d'une civilisation au passé glorieux aujourd'hui disparue : l'empire de Mu. Tao leur donne le moyen de rejoindre les cités d'or et Zia va chercher à déchiffrer le document qu'il lui remet. Ne manquez pas le prochain épisode des Mystérieuses Cités d'Or.

Documentaire

Esteban et ses amis viennent de débarquer sur une île vraiment étrange. Ils sont dans l'archipel des Galapagos, l'unique endroit au monde où l'on peut voir des iguanes, sorte de dinosaures miniatures.

Ces îles sont situées dans le Pacifique, à mille kilomètres de l'Amérique du Sud. Dans ces îles équatoriales habitent des pingouins, des phoques et des otaries, qui sont des animaux plutôt antarctiques.

Le nom de Galapagos vient de la tortue géante qui est la maîtresse de ces îles et que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

Pourquoi des animaux aussi différents cohabitent-ils ? À cause du courant froid venant de l'Antarctique et du courant chaud venant du Mexique qui se rencontrent près des côtes. Et cela crée un climat étrange ni froid ni chaud. Mais d'où ces animaux et ces plantes proviennent-ils ? Il y a deux hypothèses. Selon la première ils seraient venus petit à petit de l'extérieur. Les animaux auraient été portés par les courants marins tandis que les oiseaux auraient apporté les graines et les plantes. Cependant, certains doutent que les tortues aient pu y arriver à la nage, ce qui conduit à une autre hypothèse selon laquelle les Galapagos auraient été autrefois reliées au continent américain. Après la séparation, des animaux et des végétaux y auraient survécu.

Il y a cent cinquante ans un Anglais, Charles Darwin, débarquait sur ces îles, à bord du Beagle. Le paysage singulier le surprit et à son retour en Angleterre, il bâtit sa théorie attribuant à l'homme et au singe une origine commune mais une évolution différente.

Les îles Galapagos sont volcaniques et n'ont pas d'eau douce. Elles ne sont pas habitables par l'homme et c'est pourquoi elles constituent un véritable paradis pour les animaux. Elles sont un laboratoire naturel qui nous permet d'étudier l'évolution de la faune et de la flore.

Au revoir, à bientôt.