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Transcription de la version française de l'épisode 1x01 - Esteban, fils du soleil

Note : Cette transcription est faite à partir des dialogues de la version française de l'épisode. Ce n'est pas une traduction des dialogues de la version anglaise. Certains mots, expressions ou phrases peuvent donc parfois être différents de ce que donnerait une traduction des dialogues de la version anglo-saxone. Les descriptions se trouvant en italique ne font pas partie des dialogues de l'épisode et sont insérées pour permettre de mieux situer le contexte. Chaque transciption des épisodes des Mystérieuses Cités d'Or comprend toujours quatre parties :


Voix-off : 1532, Barcelone sous la pluie.

Scène 1

La porte de la cathédrale s'ouvre. Un jeune garçon en robe de bure en sort.

Moine : Esteban ! Esteban ! Esteban, où vas-tu ? Tu vas être trempé.

Esteban : Ne vous inquiétez pas ! Je reviens tout de suite.

Moine : (soupir) Seigneur, faites que les chagrins de la vie lui soient épargnés ! Heureusement qu'il ne se doute pas à quel point le père Rodriguez est malade.

Scène 2

Esteban parcourt les rues de la ville de Barcelone, s'amusant à glisser dans des flaques d’eau, puis s'arrête devant une fenêtre de taverne. Il monte sur un tonneau pour voir ce qui se passe à l'intérieur.

Scène 3

Deux marins parlent à tous les gens attablés.

Pedro : Écoutez-moi tous ! J'ai une affaire à vous proposer. Une excellente affaire. Sancho et moi nous partons demain pour le nouveau continent à bord de l'Esperanza, à la recherche d'une ville toute en or.

Sancho : Une fa-fa, une fa-fa, une fa-fa, une fa-a-abuleuse v-v-ville toute en o-o-or.

Pedro : Dans cette ville, tout est en or, les rues, les maisons, les toits des maisons, absolument tout !

Sancho : Y'a des rues en-en-en-en or !

Rires incrédules des marins "Des maisons en or ?"

Marin : Dis donc, Pedro, dans ta ville fabuleuse, si la bière aussi est en or, ça doit être gênant quand on a soif, non ?

Rire de toute l'assemblée.

Pedro : Non, attendez ! Ecoutez-moi ! C'est sérieux ! Il s'agit pour vous d'investir votre argent pour nous aider à financer l'expédition.

Sancho : Oui, pour nos ai-ai-ai...

Pedro : Vous récupérerez votre mise de départ multipliée par cent ou même peut-être par mille !

Sancho : Ouais, par c-c-cent ou même p-p-p-p-par beaucoup !

Pedro : Et dans deux ou trois ans quand l'Esperanza reviendra à Barcelone, ses cales seront littéralement bourrées d'or. Elles seront pleines à craquer. Vous m'entendez ? Jusqu'en haut du mât, il y aura de l'or.

Marin : Je préfère bien boire et bien manger avec ce que j'ai, plutôt que de rêver devant mon verre vide à mon or que je ne reverrai jamais.

Marin : Bien parlé ! Oui, oui ! Il a tout à fait raison.

Scène 4

La porte de la taverne s'ouvre brusquement, laissant pénétrer Don Rigor et deux hommes de sa suite.

Don Rigor : Mes amis, avez-vous vu Esteban aujourd'hui ? Je le cherche partout.

Marin : Esteban ?

Rico : Hein, Esteban ?

Marin : Euh… Non !

Pedro : Euuh, au sujet de notre affaire, hein au sujet de tout cet or...

Don Rigor : Je sais qu'Esteban vient souvent ici écouter le récit de vos voyages.

Marin : Il pleut depuis si longtemps sur notre ville.

Marin : Le fils du soleil doit faire quelque chose.

Pedro : (à Rico) Quoi ? Quel fils du soleil ? Mais de qui parle-t-il ?

Don Rigor : Mes amis, c'est très important. La fête en l'honneur du départ de la flotte va avoir lieu et lui seul peut nous aider, vous le savez.

Marin : Esteban, oui, il a raison, demandons-lui d'appeler le soleil. Esteban sait le faire venir.

Don Rigor : Notre bonne ville de Barcelone est prête à offrir une récompense à celui d'entre vous qui nous permettra de retrouver le jeune Esteban. Une récompense d'une pièce d'or.

Exclamations dans la taverne : "Une pièce d'or ?" "C'est pas mal !" "Allons le chercher, Esteban". Tout le monde se lève. Pedro attrape le bras de Rico qui allait quiller la taverne avec les autres marins.

Pedro : Hé mais... Hé beh attend... Attendez ! Qui est ce mystérieux Esteban ?

Rico : C'est un orphelin qui a été élevé par le père Rodriguez, le supérieur de la cathédrale.

Pedro : Décidemment, je n'y comprends rien... (à Sancho) Sancho, tu as entendu ?

Sancho : Une piè-piè... Une piè-piè-piè...

Pedro : Hé attendez-nous ! Hé ! Hé attendez-nous ! Hé la pièce d'or !

Scène 5

Un marin reste seul au bar avec une bouteille de vin.

Mendoza : Ah ah ah ! Uuune pièce d'or. (Mendoza se retourne vers les tonneaux) Tu peux sortir de ta cachette, petit. Il ne reste plus que toi et moi.

Esteban sort de derrière les tonneaux et s'avance vers Mendoza.

Mendoza : Voici donc le fameux Esteban, le fils du soleil.

Esteban : Comment saviez-vous que je m'étais caché là derrière ?

Mendoza : Je t'ai vu, ce n'était pas difficile. Tu étais perché sur ton tonneau, et tu écoutais ce que les hommes racontaient.

Esteban : Vous allez me livrer pour gagner cette pièce d'or ?

Mendoza : Te livrer ? Moi ? Ha ha ha ! Non, rassure-toi mon garçon ! Je n'en ai pas l'intention. Ha ha ha ha ! Je ne te trahirai pas. Et encore moins pour une misérable petite pièce d'or.

Esteban : Cette ville d'or dont ils parlaient, vous croyez qu'elle existe vraiment ?

Mendoza : Ouais ! Elle existe.

Esteban : Et est-ce que vous savez où elle se trouve ?

Mendoza : Hein ? Oh... Si seulement je pouvais le savoir. L'ennui c'est que personne n'a jamais réussi à...

Mendoza aperçoit soudain le médaillon que porte Esteban et dépassant du col de la robe de bure du jeune garçon.

Mendoza : Hein ? Est-ce que c'est toi ?

Mendoza avance la main vers Esteban. Celui-ci prend peur et s'enfuit. Il renverse au passage une bouteille de vin qu'il rattrape au vol.

Mendoza : Attends ! Esteban attends ! (pour lui-même) Tout à l'heure quelqu'un a parlé du père Rodriguez, le supérieur de la cathédrale.

Scène 6

Dans la cathédrale, un moine se rend au chevet du père Rodriguez.

Moine : Père Rodriguez. Reposez-vous père Rodriguez ! Surtout ne vous agitez pas ! Ne vous inquiétez pas ! Tout le monde est parti à la recherche du petit Esteban.

Père Rodriguez : Oh, c'est bien. Il faut lui pardonner. C'est un jeune garçon plein de vie. Il a besoin de se dépenser.

Moine : C'est vrai, il est turbulent, mais si affectueux.

Père Rodriguez : Je dois parler au petit Esteban. Je dois absolument lui parler avant qu'il ne soit trop tard. Oh Esteban ! Esteban !

Moine : Calmez-vous !

Scène 7

Dehors, pour se protéger de la pluie qui tombe à grosses gouttes, Esteban marche dans un grand sac. Un petit chien l'aperçoit et lui court après en aboyant.

Esteban : Qu'est-ce que c'est ?

Le chien finit par attraper Esteban, qui tombe par terre. Le jeune garçon se retourne vers le chien.

Esteban : Arrête !

Le chien, qui reconnaît Esteban, saute sur lui et lui lèche la figure.

Esteban : Arrête ! (rires) Tu me chatouilles !

Au bout de la rue, un groupe de marins apparaît. "Le voilà !" "Esteban !" "Attends-nous !" "Il nous ne échappera plus !" De l'autre côté un autre groupe arrive. Esteban repart en courant. Esteban est pris au piège. Il monte alors sur un petit mur.

Don Rigor : Esteban ! Descends tout de suite !

Esteban : Ohé ! Montez donc me chercher ! (La vue d'Esteban se trouble) Oh... J'ai le vertige...

Esteban titube sur le mur. Les marins le suivent en-dessous afin de le rattraper s'il venait à tomber. Esteban reçoit une bordée d'eau et tombe sur les marins qui le portent en triomphe.

Esteban : (furieux) Qui m'a arrosé ? C'est toi ? Tu n'es qu'un lâche !

Mendoza apparaît brusquement sur le mur.

Mendoza : Hé bien, Esteban on dirait que tu n'es pas heureux de participer à la fête du port. Ha ha ha !

Les marins emmènent Esteban tandis que le petit chien continue d’aboyer.

Esteban : Non laissez-moi ! Lâchez-moi ! Vous n'avez pas le droit ! Mais lâchez-moi !

Scène 8

Pendant que les pétards de la fête retentissaient sur son passage, le jeune Esteban était costumé et, assis dans une chaise à porteurs.

La foule : Arrête la pluie !

Esteban : Vous êtes tous complètement fous ! Comment pouvez-vous imaginer que je peux faire apparaître le soleil ?

La foule : Vas-y ! Ramène-nous le soleil !

Don Rigor : Voyons Esteban, sois raisonnable, je t'en supplie ! Sa majesté la reine elle-même est à son balcon.

La foule acclame

La foule : Arrête la pluie ! Ramène le soleil !

La foule : "Vas-y Esteban !" "Arrête la pluie !" "Fais revenir le soleil !" "Le soleil ! ".

Esteban : (dans sa tête) Vous pouvez toujours prier, c'est pas ça qui fera venir le soleil. (Tout haut) Hé...

Au balcon royal, derrière la reine se tient une belle et mystérieuse jeune fille brune à la peau hâlée.

Scène 9

Dans la foule, deux hommes observent le balcon de la reine.

Gomez : Regardez-la bien, commandant Perez ! Voici la jeune fille dont je vous ai parlée.

Perez : Oui, vous avez raison, seigneur Gomez. C'est la petite Zia, on dit qu'elle est capable de comprendre les signes des Incas.

Gomez : Le gouverneur Pizarro compte beaucoup sur vous.

Perez : Mendoza s'occupe de tout. Votre plan sera suivit scrupuleusement.

Gomez : Hum... Mendoza ?

Perez : Oui, c'est le type d'homme idéal pour ce genre de travail, seigneur Gomez. Pour de l'or, il ferait n'importe quoi.

Scène 10

La chaise sur laquelle est assis Esteban est subitement hissée au haut d'un mât.

Esteban : Ah non ! Non arrêtez ! Mais arrêtez ! Non, non ! J'ai le vertige ! Laissez-moi descendre ! C'est trop haut ! J'ai peur ! Laissez-moi redescendre ! Je veux descendre ! J'ai le vertige ! Non ! Faites-moi redescendre ! (cris)

Don Rigor : Esteban, je t'en prie, sois gentil ! Appelle le soleil !

Clameurs dans la foule "Ouais, Esteban, le soleil !" "Le soleil !".

Esteban : Laissez-moi descendre !

La foule crie "Esteban !" "Fais cesser la pluie" "Appelle le soleil ! ".

Mendoza : (dans sa tête) Allez Esteban...

Esteban : Non, je ne veux pas, je veux qu'il pleuve ! Je veux qu'il pleuve encore plus ! De la pluie ! Des seaux ! Des tonneaux de pluie ! Je veux que la pluie ne s'arrête jamais !

Un coup de tonnerre éclate brusquement, et la pluie redouble de violence et un grand vent se lève.

Esteban : Faites-moi descendre ! Dépêchez-vous ! La foudre va me tomber dessus.

Tandis qu’il se penchait au-dehors, son bonnet tomba et Esteban, en voyant cela, fut pris de vertige. À cet instant les nuages s'écartèrent, laissant peu à peu apparaître le soleil.

'La foule' : "Ooooh ! Regardez ! Les nuages se dissipent !" "Le soleil !" "Il a réussi !"

Esteban : Je ne comprends pas...

Acclamations de la foule.

Un homme : Faites le descendre, vite ! Le père Rodriguez est au plus mal.

Esteban : Quoi ? Oh non ! Le père Rodriguez !

Encore saisi par le vertige, Esteban s'affale dans sa chaise.

Scène 11

Le soir tombé, Mendoza s'approche à pas de loup jusqu'à la chambre du père Rodriguez, sous les arcades de la cour intérieure de la cathédrale, et plaque son oreille contre la porte en bois pour écouter la dernière conversation de l'ecclésiastique avec son jeune protégé.

Esteban : Père ! Oh, père !

Père Rodriguez : Esteban, et tu dis que la pluie a cessé ?

Esteban : Oui.

Père Rodriguez : Esteban, je l'ai toujours su, vois-tu mon petit, tu n'es pas un enfant comme les autres enfants.

Esteban : Père, je ne comprends pas ce que vous dites.

Père Rodriguez : Esteban, je dois te révéler un grand secret avant qu'il ne soit trop tard. Écoute bien ce que je vais te dire !

Esteban : Oh...

Père Rodriguez : Il y a douze ans de cela, Magellan revenait d'un voyage autour du monde. Alors que son escadre traversait l'océan Pacifique, une tempête les surprit...

En entendant les dernières paroles de l’homme d’Église, le visage de Mendoza se figea.

Scène 12

Images de la tempête dans l'océan Pacifique.

Marin : Regardez là-bas ! Un bateau est en train de sombrer !

Sur le bateau qui coule, un homme portant un bébé appelle à l'aide.

Marin : Il y a un homme à bord.

Marin : Il faut le sauver.

Marin : Ça n'est pas possible, nous avons déjà du mal à maintenir notre cap.

Mendoza se jette sans hésiter à la mer, avec juste une corde autour de la taille.

Marin : Hé il y a quelqu'un qui vient de se jeter à la mer.

Marin : Mais qui est assez fou ?

Marin : Je ne sais pas.

Mendoza nage jusqu'au bateau en détresse, prend l'enfant que tendit le naufragé mais une immense vague emporta le bateau et son passager loin de ses sauveteurs.

Père Rodriguez : Le marin qui s'était jeté à la mer ne put sauver l'homme, mais il ramena le bébé. Ce bébé, Esteban, c'était toi.

Gros plan sur le bébé portant le médaillon du soleil complet. De retour à bord du navire, dans les bras de Magellan, le bébé ne porte plus que la moitié de son médaillon.

Père Rodriguez : Une fois à bord, Magellan te prit dans ses bras et alors un miracle se produisit. Semblant obéir à ton sourire, la tempête se calma et le soleil réapparut.

À l'extèrieur, Mendoza regarde attentivement la deuxième moitié du médaillon qu'il a en sa possession.

Mendoza : (dans sa tête) C'est lui ! Je l'ai retrouvé. Il n'y a plus de doute possible, c'est bien le même enfant.

Père Rodriguez : Esteban, mon enfant, Dieu t'a donné une puissance mystérieuse. Cette puissance, mon petit, tu dois t'en servir pour aider ceux qui en auront besoin dans un monde nouveau. (Esteban pleure) N'oublie jamais... Aah...

Le père Rodriguez rend un dernier souffle.

Esteban : Oh... Oh ? Mon père ! Père !

Scène 13

Mendoza s'éloigne de la porte pour voir Esteban en pleurs sortir en courant de la chambre de son père adoptif.

Esteban : Père ! Père ! Mon père !

Esteban se réfugie en haut du clocher pour pleurer.

Esteban : Oh père... Qu'est-ce que je vais devenir ?

Mendoza s'approche par derrière, à peine dissimulé par la pénombre.

Mendoza : (compatissant) Esteban ? Esteban...

Esteban s'arrête de pleurer et le regarde.

Mendoza : N'aie pas peur ! Je m'appelle Mendoza. Le moment est venu, Esteban, de prendre la plus grande décision de ta vie. Le moment est venu pour toi de quitter Barcelone... (s'appuyant contre la rambarde en pierre du clocher de la cathédrale de Barcelone) Ton père était plus brave, il n'aurait pas hésité.

Esteban : (étonné) Quoi ? Alors vous connaissiez le père Rodriguez ?

Mendoza : Non, ton vrai père, celui qui te tenait dans ses bras quand un marin t'a sauvé du naufrage. Ce marin... C'était moi.

Esteban : Oh !

Mendoza : En voici la preuve...

Esteban : Ça alors...

Mendoza sort la deuxième moitié du médaillon de sa bourse et prend brusquement l'autre moitié au cou d'Esteban.

Mendoza : Regarde ! Ceci est l'autre moitié du médaillon que tu portes depuis ton enfance. Je n'en avais pas le droit, mais je l'ai pris après t'avoir sauvé.

Esteban cherche à reprendre ce qui lui appartient.

Mendoza : Hé là... Doucement jeune homme. Je ne peux pas te le rendre comme ça.

Esteban : Oh... mais... il est à moi !

Mendoza : Depuis dix ans, je me suis renseigné sur ce pendentif. Et maintenant je suis certain qu'il provient de ces mystérieuses cités d'or.

Esteban : Les mystérieuses cités d'or ?

Mendoza : Oui mon garçon, je crois même que ton père et toi veniez d'une de ces cités, là-bas, dans ce nouveau monde, à l'ouest, au delà des océans. Alors, es-tu prêt à prendre cette décision ? Es-tu prêt à partir avec moi, Esteban ?

Esteban : Mais pour aller où ? Je ne sais pas où elles sont, moi, ces cités d'or.

Mendoza : Personne ne le sait, mon garçon. Nous serons peut-être les premiers à les découvrir. Et puis je t'ai dit que ton père avait disparu au cours de la tempête pendant laquelle je t'ai sauvé la vie. Mais rien ne dit qu'il n'ait pas réussi à survivre.

Esteban : Comment ? Oh... Vous croyez vraiment que mon père est vivant ?

Mendoza : Il vit... peut-être... Quelque part au-delà de ce vaste océan. Vois-tu, je suis le navigateur de la flotte du gouverneur Pizarro. Nous appareillons demain pour le Nouveau Monde. Si tu le veux, je peux m'arranger pour t'embarquer avec moi. Si tu te sens assez courageux pour affronter cette traversée, nous partirons dès demain.

Esteban : Comment ? Partir dès demain ?

Mendoza : Souviens-toi de ce que le père Rodriguez t'a dit ! Tu possèdes une certaine puissance dont tu dois te servir pour aider les autres dans un monde nouveau, Esteban. Je t'attendrai ce soir. Sur le port.

Scène 14

Esteban prie au chevet du père Rodriguez.

Esteban : Adieu, mon père. Tu n'as plus besoin de moi ici.

Scène 15

Sur le port de Barcelone, Mendoza attend. La nuit est tombée.

Mendoza : Toujours rien... Il ne vient pas. Ah… Et dans quelques heures, ce sera l'aube... Hein ?

Des bruits de pas retentissent dans la nuit. Esteban arrive en courant.

Mendoza : Tu as pris la bonne décision, Esteban.

Mendoza siffle. Du haut du bateau, Sancho et Pedro apparaissent et lancent une corde.

Mendoza : Allez, vas-y, grimpe !

Une fois l'enfant à bord, Mendoza prend quelque pas d'élan et saute sur le bateau en s'aidant de la corde.

Pedro : Ça va. Tout le monde dort à poings fermés.

Sancho : Il f-f-faudrait un c-c-canon pour les r-r-réveiller.

Mendoza : Hier soir, nous leur avons distribué assez de vin pour qu'ils dorment profondément. Allez, suis-moi, Esteban !

Esteban : Oui.

Mendoza et Esteban se dirigent vers la cale.

Scène 16

Dans la cale de l'Esperanza.

Mendoza : Nous allons appareiller dans quelques heures. Reste ici ! Après notre départ, je viendrai te chercher. On ne pourra plus te débarquer.

Esteban : D'accord.

Mendoza : À tout à l'heure.

Esteban s'installe contre une caisse en bois pour dormir un peu.

Scène 17

Le jour se lève. Des bruits suspects sortent de la caisse. Esteban se réveille.

Esteban : Oh ? M-m-mais qu-qu'est-ce que c'est ?... Il y a quelqu'un ?

La caisse s'ouvre brusquement. Une forme en surgit. Un drap tombe et révèle la jeune Zia, ligotée et bâillonée qu'il reconnaît tout de suite.

Esteban : (effrayé et tombant à genoux) Ah ! Ah ! T-t-t-toi ?

Mendoza, sur le pont, sourit. Après avoir libéré Zia de ses entraves, elle et Esteban regardent à travers une ouverture un majestueux lever de soleil qui illumine tout le port de Barcelone. Ils observent les nuages qui prennent la forme du visage du serpent à plumes.

Dans le prochain épisode...

Esteban s'est embarqué clandestinement à bord de l'Esperanza dans le but de rallier le nouveau continent. Avec lui, une jeune fille du nom de Zia ; et Mendoza, un homme mystérieux, qui semble ne s'intéresser qu'à l'or. Mais Esteban est découvert et arrêté comme passager clandestin. Ne manquez pas le prochain épisode des Mystérieuses Cités d'Or.

Documentaire

Esteban vient donc de partir à la recherche des Mystérieuses Cités d’Or. Ces villes existe-t-elles réellement ?

Depuis de nombreuses années déjà, des expéditions espagnoles ou autres étaient parties à leur découverte. Leurs recherches étaient basées sur une légende ou sur une simple pépite d’or trouvée par hasard. Récemment, on a retrouvé les ruines d’une grande cité construite dans la montagne.

Les Espagnols de jadis entendaient les indigènes raconter une bien intéressante histoire. Celle d’une cérémonie au cours de laquelle le chef d’une tribu montagnarde de Colombie, enduit de poussière d’or, entrait dans un lac. La poussière d’or se répandait à la surface de l’eau et ceux de la tribu jetaient en offrandes de l’or, de l’argent et des émeraudes. Ce sont ces légendes qui poussèrent les explorateurs à pénétrer au plus profond de la jungle. Les habitants du Nouveau Monde vénéraient le soleil comme un dieu. "Que le soleil se lève aujourd’hui comme demain". Et c’est pourquoi, certaines coutumes voulaient que l’on offre le cœur d’une jeune fille en sacrifice au dieu soleil.

Leur façon de penser était différente de la nôtre. Et c’est pourquoi les Cités d’or peuvent être cachées dans les endroits les plus inattendus. Esteban parviendra-t-il à les retrouver ? Suivons-le dans sa recherche.

Au revoir et à bientôt.